Paske !

Archives d’Auteur

Un dérèglement climatique… Intérieur ?

 
That is THE question ! Du moins, la mienne, celle qui m’occupe et me préoccupe depuis des lustres. Au point de me demander parfois, s’il ne serait pas raisonnable d’aller consulter un spécialiste. Histoire d’être bien fixé, si c’est paske je broie du noir que je suis incapable de bien apprécier ce qu’il m’arrive. Ou si c’est ce qu’il m’arrive, qui me fait broyer du noir ?

On connaît tous l’expression « il me fait tourner en bourrique ». Quand on a affaire à une personne imprévisible et ingèrable. Quand on se trouve à ce point démuni, qu’on a envie de baisser les bras et de laisser tomber, après avoir constaté notre complète impuissance à lui faire entendre « raison ». Entre guillemets, vaut mieux ne pas être trop ambitieux !

Dans ce cas-là, on ne remet jamais en question sa propre manière de voir le problème. Le responsable est parfaitement identifié : c’est l’autre. C’est lui qui a pété les plombs en premier et qui nous les a fait péter après.
Tant mieux si tout le monde s’accorde là dessus. Mais il peut arriver que les torts ne soient pas clairement établis, quand l’empêcheur de tourner en rond ne veut pas les reconnaître.

Coup de bol pour lui, il semblerait que certaines fois… Notre perception du réel puisse être altérée. Qu’il nous arrive par exemple de supporter une certaine dose de bruit un jour, pour le trouver carrément infernal le lendemain. De ne pas toujours être client d’une certaine forme d’humour, tantôt mdrrr, tantôt grrrr !
De quelques fois bien vivre certaines situations, pour d’autres fois de les trouver carrément insupportables. De s’en énerver à se taper la tête contre les murs, de s’en inquiéter, mort de touille. Ou bien d’autres fois, d’y être complètement indifférent.
 

 
Il est alors temps de se demander si tout n’est qu’une simple question de regard. Un regard sur une réalité, telle qu’elle veut bien se montrer ? Ou sur une réalité telle qu’on est capable de la voir à un instant donné ?
Bref, si on ne tourne pas rond à cause d’une bourrique ? Ou bien si c’est pour d’autre raisons, plus intérieures, plus persos, qu’on n’arrive pas à suivre la danse.
Sachant que la bourrique en question, c’est définitivement pas son problème. Que même si elle en remet une couche, faut réussir à se persuader que c’est pas forcément contre nous et que finalement, c’est NOUS, notre problème en réalité…
Pas simple tout ça !

Surtout que les choses peuvent encore se compliquer, quand on aperçoit de temps en temps quelques événements qui ne collent pas avec le reste, sans aucun rapport. Quand, j’en reviens encore à la bourrique de mes 2, quand on croit avoir été bien vacciné, ne plus être capable d’être pris au dépourvu et que celle-ci, telle une bête de concours, a encore la possibilité de nous surprendre… Sûrement qu’elle doit avoir un don phénomènal, pour ça, des super pouvoirs capables de se régénérer à l’infini, une vraie vocation !
 

 
Alors quelque part, c’est rassurant, puiske il devient permis de se convaincre, que le dérangement intérieur dont on se croyait atteint, n’est ptêtre pas aussi sérieux qu’on le craignait. Que dans le fond, tous ces trucs zarbis auxquels on est confronté, d’une, on ne les a pas rêvés. Et de deux, qu’il suffirait de ne pas se sentir visé, pour ne pas que cela nous atteigne.

Et si la solution c’était de ne s’occuper que de ce qui nous regarde ? De s’abstenir de chercher du sens, là où c’est mission impossible. Soit qu’on est pas formaté pour ça. Soit qu’il n’y a rien qui puisse nous concerner.
Facile à dire !
 
 
 
 

Publicités

L’Humain et ses aléas…

Ahhh… L’Amour… Le Vrai, le Seul, l’Unique !
Celui qui nous donne des ailes
Celui qui nous transporte sur son petit nuage rose…
Celui qui nous rend beaux et encore plus heureux de vivre !
Celui qui nous rend bons, encore meilleurs que d’habitude, avec l’irrésistible envie de partager ce bonheur avec la Terre entière !
L’envie de le répandre autour de nous, tellement nous nous sentons remplis de ce sentiment si agréable à éprouver. Pour que tout le monde en profite à l’unisson, pour encore mieux le vivre. Vibrer ou juste frissonner ensemble, plutôt que seuls dans notre coin.

Animés des meilleures intentions du monde, guidés par les élans de notre cœur… Auquel il ne viendrait à personne, l’idée de se méfier de ce qu’il pourrait nous faire dire ou nous faire faire.
Et puiske cet élan vient du cœur, une confiance absolue s’impose, inébranlable et indiscutable, devant laquelle la raison est gentiment priée d’aller se rhabiller. Tellement il paraît qu’on ne voit bien qu’avec le cœur, disait le Petit Prince…
(En espérant que ce ne soit pas le même qui nous fait péter les plombs par moments !)

Alors, prêt ? Feu, partez !
Et nous voilà partis à fond la caisse, sur notre beau destrier blanc, la fleur au fusil et la bouche en cœur… Déclamant du Lamartine sur un air de Chopin, tout en semant alentour des pétales de roses partout sur notre chemin !
Et c’est la fête au village, tout le monde en prend pour son grade, distribution générale ! Qui m’aime me suive !
Si bien qu’une foule immense s’empresse et s’amasse dans le sillage de ce joueur de pipeau, pour le suivre où qu’il aille. La vie est si belle, quand il sait si généreusement nous éclairer le chemin. Personne ne sait où il mène, mais peu importe, tout le monde n’est qu’amour et rien d’autre n’a d’importance. Seul compte ce qui se vit dans l’instant, guidé par cette pensée unique. Celle qui se connaît mieux que tout le monde, du haut de son inspiration divine. La seule qui sache ce qui est bon et qui voudrait rallier la Terre entière derrière son panache blanc.

Reléguant au rang de sinistres mécréants ou de tristes paranoïaques, toutes celles et ceux qui oseraient se mettre en travers de son chemin. Toutes celles et ceux qui voudraient contrarier sa noble mission, en émettant quelques doutes sur la réalité d’une communion si parfaite. Ou supposer que son message prétendument universel, puisse être très diversement apprécié, selon qu’on se sente concerné de près ou de loin. Qu’il soit capable de concilier des antagonismes qui n’ont jamais eu vocation à l’être, quand trop d’intérêts contraires sont en jeu…

Alors là, moi je botte carrément en touche, paske leur imaginer une possible aspiration commune, qui leur donnerait envie de chanter « Love me tender » collés serrés l’un tout contre l’autre… ça ressemble plutôt à une tentative de manipulation !
Qu’il faudrait s’obliger à passer sous silence, au nom de l’amour de son prochain qui en serait à la source ?
Si je le conçois sans problèmes dans le monde des Bisounours, dans le mien, ça s’appellerait plutôt du footage de gueule.

Des fois, le bonheur, ça rend tellement bon, qu’on en devient con, insensible à ce qui pourrait contrarier ses élans, inaccessible aux réalités les plus élémentaires… Des réalités pourtant bien humaines, même si ça ne vole pas très très haut ! Celles qu’on finira tôt ou tard par se prendre dans la tronche, quand on sera redescendu sur Terre. Quand il ne sera plus possible de se taire, qu’il faudra s’expliquer et assumer ses responsabilités.


New days are coming


Lovelike !

 
Une présence pensée quasi réelle… Qui nous habite tellement fort, que quand elle s’en va, elle nous a donné l’impression d’avoir vraiment passé un moment avec elle. D’avoir été très proche, de l’avoir sentie vivre en nous, avec le sentiment de lui avoir parlé…

Alors que, quand on creuse bien le truc, pour faire la part des choses, pour essayer de se rappeler, non pas ce qu’on lui a dit, mais ce qu’elle nous a dit… On se retrouve face à un effet miroir. On redescend sur Terre, la magie retombe, avec la réalité d’un long monologue avec soi-même !

Et quand par ailleurs, on mesure la durée de cette absence pour raison personnelle, perdu dans ses pensées. Que pendant tout ce temps partagé avec soi-même, pendant ce long silence, on n’y était pour personne d’autre.

La solution idéale, quand l’enfer, c’est l’Autre, disait JP Sartre ?
Une échappatoire bien pratique, ce repli sur soi, n’ayant que soi-même pour se contredire ?
N’ayant que ses propres tensions internes à gérer en interne ?
Quand dehors on entend l’orage gronder, que le ciel se couvre de nuages noirs et menaçants et qu’il risque fort de nous tomber sur la tête, comme le pensaient nos ancêtres les Gaulois, par Toutatis !

Quand on sait que ça va être œil pour œil et dent pour dent…
Alors que la guerre n’est pas un jeu, même si certains la considérerait preske comme un passe-temps. Une sorte de Wargame, comme un exutoire, où il serait possible, à la fois de s’échapper d’une vie trop monotone et sans surprise. Et à la fois, pour se permettre d’exister autrement, comme un défouloir, quand on n’a pas d’autres choix.

Une sorte de Warlike, où chacun avancerait ses pions, après que l’autre ait fait pareil. Sans trop bien connaître l’issu du combat, comme si personne n’avait vraiment envie qu’il s’arrête un jour. Comme s’il n’y avait pas d’alternative au besoin de sans cesse se mesurer… Comme si certains avaient de réels problèmes de tailles… Que ce soit de la tête aux pieds, ou que ce soit en terme d’ego !

Mais quand on en arrive à se soucier des dommages occasionnés, toutes ses blessures qu’on accumule et qu’on s’inflige, à peine cicatrisées… Même le virtuel finit peser lourd, au point d’avoir envie de changer les règles du jeu.

En repensant à toutes ces guerres bien réelles, à leur déroulement et à toutes les souffrances qui les accompagnent.
Quand l’idée, c’est sûrement pas de faire durer la partie, tellement on y prend de plaisir ! Quand la préoccupation principale de chaque camp, c’est de dissuader l’autre de continuer, pour que les frappes s’arrêtent au plus vite.
Quitte à doubler la mise pour montrer sa détermination, pas seulement en rendant indéfiniment coup pour coup !

Dans le meilleur des cas, pour parvenir à trouver un terrain d’entente et dans le pire, pour se raisonner et s’ignorer complètement.
 
 
 


Que la lumière soit…

 
À l’origine et pour des raisons techniques, le cinéma était en noir et blanc. Le son et les dialogues sont venus après et plus tard la couleur a suivi.
Un peu comme tous les films qu’on peut se faire, qui peu à peu s’humanisent avec force de les regarder, en se rapprochant davantage de la réalité.

Comme si des images fraîchement tournées et aussitôt visionnées, étaient incapables de s’afficher nettement. Dans une succession rapide de clichés, sans enchaînement logique. Un montage réalisé à la va-vite, pour répondre à une urgence… Qui regrette son empressement, à mesure que le film se déroule, quand la magie de la découverte débouche sur une suite de scènes incompréhensibles et déstabilisantes.
Tout va trop vite, trop de détails obscurs et de non-dits ! Si bien que l’esprit qui peine à suivre, se trouve embarqué dans un maelström de sentiments divers et contradictoires.

Inutile d’incriminer le metteur en scène. Pressé par le temps et avec les moyens du bord, il a fait ce qu’il a pu, le pauvre ! Caméra sur l’épaule, il a essayé de capturer l’instant partout où c’était possible de le faire. Sans rien pouvoir prévoir à l’avance, sa mission était de rendre compte d’un état des lieux, en essayant de rester aussi neutre que possible. Se déplaçant ici ou là, partout où c’était nécessaire. En fonction de l’actualité, il s’efforçait d’enregistrer de manière impartiale tous les témoignages mis à sa disposition. Quitte à ce qu’une fois mis bout à bout, ça n’ait ni queue ni tête !

C’est ainsi qu’il concevait son métier : aller aux faits, recueillir un maximum d’indices, ne rien laisser au hasard… Et ensuite, aux spectateurs de se faire leur idée.
Sauf que nan… Trop c’est trop ! Trop à voir, trop à comprendre d’un seul coup. L’envie de baisser les bras, de s’avouer vaincu, perdu dans la représentation d’une réalité qui se refuse à toute explication cohérente. Avec l’obligation de faire avec ?
Ou pas !

Et c’est là qu’on découvre que l’obstination parfois, ça paye. Quand on refuse d’en rester là, quand on se dit qu’il y a forcément du sens derrière toutes ces images. Que de l’obscurité peut naître la lumière, même si on n’y est pas beaucoup aidé pour y arriver.
Remarquez… C’est un peu normal, puiske c’est nous qui les avons tournées ces images. Et qu’a priori, non seulement on est le mieux placé pour organiser ce qui ressemble à un chaos. Mais il serait assez gonflé d’aller demander de l’aide à quelqu’un qui n’en est pas responsable !

Alors la seule solution, c’est de se prendre par la main, de remonter ses manches et de se projeter le film autant de fois qu’il est nécessaire.
Et ce qui au départ peut ressembler à un chemin de croix, qu’on s’imposerait simplement guidé par une foi tenace… Fini bien vite par porter ses fruits.
Quand, après plusieurs projections, peu à peu, l’ambiance s’éclaire et s’apaise. Quand le brouillard se dissipe, la réalité apparaît derrière la fiction. Une réalité simple et naturelle qui aura mis du temps à s’imposer !
Quand chaque acteur retrouve sa vraie place et qu’on comprend mieux l’importance de leur rôle. C’est leur cœur mis à nu et fragile qu’on peut enfin voir et entendre. Une réalité pleine de couleurs sensibles, auparavant inaccessibles, mais qui sait maintenant totalement nous émouvoir et nous séduire sans retenue.

L’heure de la délivrance a enfin sonné et on ne peut que se réjouir d’avoir réussi à échapper à ses vieux démons.
Mais en n’oubliant surtout pas qu’il leur est impossible de s’avouer vaincu et qu’ils reviendront forcément à la charge à la prochaine occasion !
Sauf qu’en sachant mieux comment les accueillir, même sans pouvoir complètement les anéantir, il est possible de les garder à bonne distance.

Et la lumière fut !
 
 
 
 


Quand on parle du loup…

 
Souvent, on croit en voir les oreilles, mais c’est juste la queue, paske il est déjà loin !

Libre et insaisissable, aussi prévisible qu’imprevisible… Emporté par son instinct, il parcourt son territoire guidé par des signes que lui seul peut percevoir et comprendre. S’attardant ici où là, selon son humeur et son inspiration.
Tantôt plongé dans une totale euphorie qui lui fait perdre toute notion de temps et de distance…
Tantôt aveugle et sourd, parfaitement indifférent et impassible, perdu dans un cheminement intérieur dont il a le secret.

Avant de pouvoir enfin redescendre sur Terre, totalement déconnecté de son imaginaire, pour coller au plus près de sa réalité animale.

Juske à ce qu’elle finisse par le lasser, à force de tourner en rond comme un lion en cage. S’y cognant à ses murs devenus insupportables, en attendant que ses ailes aient repoussé. Usées à force de concessions, fatiguées à force de compromis, à la recherche d’une autre réalité plus proche de sa nature profonde.

Pour un envol qui s’est trop longtemps fait attendre, quand les plaines sauvages semblent si proches. Et qu’un air de blues frissonne, comme l’appel irrestible d’une liberté contrariée… Là sans être là, conciliant ce qui ne peut se vivre simultanément dans l’instant. Quand le tour des possibles aura été fait, qu’il deviendra nécessaire et irrésistible de s’en échapper. Guidé par sa bonne étoile, aussi furtive que providentielle, même s’il adore jouer à cache-cache avec elle !

Aussi précieuse que pesante, selon qu’elle se fait rare ou obscure, selon qu’elle voudrait trop s’imposer, comme seule et unique boussole… Méritant bien pour son audace, de lui faire parfois complètement perdre le Nord !

Mais aussi pour lui rappeler en même temps son importance, toutes ces fois où il l’entend chanter : « Loup y es-tu ? M’entends-tu ? » Quand elle finit par se sentir un peu seule et délaissée dans son espace vide et glacial. Il est alors temps pour le loup de la rassurer, une fois bien habillé et qu’il ne lui reste plus que ses chaussures à mettre, avant d’arriver… À son rythme bien sûr !

D’abord les oreilles, puis le museau et une fois que le terrain aura bien été préparé, après avoir réglé tout une foule de détails annexes en priorité… Il pourra enfin paraître dans le plus pur éclat de sa splendeur. Avant de vite disparaître, pour ne plus voir de lui, que le bout de sa queue disparaître au loin !
 
 
 


Un vieux pull over…

 

Il est resté tel que dans son placard
Toujours présent, il n’a pas changé
Fidèle à ses origines pour l’éternité
Inamovible, figé dans son état initial
Rugueux et disgracieux à l’extérieur
Confortable et rassurant à l’intérieur

 

 
Il a su tout autant se faire apprécier
Se rendre utile, précieux, nécessaire
Certains soirs brumeux pour se réchauffer
Un moment d’égarement pour se retrouver
Que de se faire profondément mépriser
Invisible, inexistant, un jour remplaçable
Quand il sait enfin se faire si bien oublier
Convaincu de sa force et de son pouvoir
Aussi attirant que vraiment repoussant !

 

 
Combien de fois on a bien cru pouvoir s’en séparer
Combien de fois il est revenu au centre de notre vie
Tellement il a su convaincre notre cœur d’artichaut
Tellement il a su et sait encore par sa présence
si bien s’inscrire dans ce qui nous est quotidien
Comme témoin privilégié de notre histoire vécue
Comme dernier rempart solide contre l’adversité
Comme ultime référent face à toutes nos errances

 
Combien de fois l’a-t-on maudit de toutes nos forces
En s’enfuyant aussi vite qu’on a fini par revenir vers lui
Combien de fois s’est-on laissé attendrir, si désarmé…
Imaginant sa détresse, seul au rayon des accessoires
Oubliant d’un coup tous nos rêves de roi ou de reine
Ceux dans lesquels on se voyait un avenir cousu d’or
En mesurant d’un coup, le prix réel de notre escapade

 
Que nous faudrait-il attendre pour un jour s’en séparer ?
Sans pour cela qu’on en ressente la moindre culpabilité
Si notre envie d’éloignement est aussi réelle qu’on le croit
Et si on se sait capable d’aller de l’avant sans se retourner
Sachant ce que l’on perd, sans trop savoir ce qu’on gagne
Alors…
Le magasin est tout proche et on est en plein dans les soldes !

 
 
 


Bed power !

 

When there is no turning back
When it could be so dangerous
To try to resist or delay its calls

Where every thing has begun
To build our very special link
Between dreams and reality

The last place not to desert ever
The last chance to save ourself
To be able to stay into the race

 
Bed Attraction

Bed Attraction

 

Instead of being disqualified
If we try to forget our contract
The one we both signed one day

When there is no turning back
When it could be so dangerous
To try to resist or delay its calls

Where every thing will may end
After our duty have been done
Till next time, the next fill-in form

Just because there’s no escape plan
Before it’s time to stop the game…
Time to wake up, our Life is waiting !

 
 
 


Une presbytie doublée d’une myopie sévère !

 
J’ai la vue qui baisse depuis quelques années. Alors bien sûr je porte des lunettes, pour corriger le tir. Avec des verres tout exprès à ma vue, pour essayer de soulager mon handicap.
2 paires, une argentée pour voir de près et l’autre dorée pour voire de loin, donc impossible de me tromper !

Sauf que… Nan, faut croire que mon problème est ailleurs, la correction n’est pas tip top.
Par exemple de loin, ma vision de la réalité est encore déformée et il me faut fournir beaucoup d’efforts pour compenser. À partir d’une certaine distance, non seulement je vois flou, mais il m’arrive parfois d’avoir des visions. C’est à dire que dans certaines conditions, il m’est très difficile de voir ce que je devrais voir. C’est à dire, ce que d’autres voient paraît-il très bien, avec de bien meilleures dispositions que moi !

Tandis qu’une autre réalité s’impose à moi, certainement très inspirée de ce flou ambiant. Tellement insupportable pour un esprit en quête de certitudes comme le mien, qu’il lui est impossible de s’empêcher d’essayer d’y voir clair ! Obligé de s’en nourrir pour tenter de gagner en netteté… Comme le font ces applications de retouche d’images, quitte à construire une réalité qui n’a rien à voir avec l’originale. Comme toutes ces photos distantes d’OVNIS, qu’on essaye de zoomer pour s’en rapprocher et savoir à quoi ça ressemble de près !
Problème : impossible d’en avoir le cœur net. Le résultat obtenu laisse encore et toujours la place belle au doute. Dans l’image de synthèse créée par logiciel, impossible de savoir ce qui est réel ou imaginaire.

Résultat ? Non seulement on n’est pas plus avancé mais pire encore, on court le risque d’oublier le décalage possible entre le flou observé et ce qu’il se cache par derrière en réalité. Surtout si ce qu’il est possible d’en déduire nous affecte au plus haut point, en nous rendant victime d’hallucinations… Avec toutes les conséquences que cela peut donner !

De près, mon handicap est moins fort mais gênant malgré tout. Comme ces evidences qu’on a sous le nez, qui devraient s’imposer telles que, mais qu’on néglige de considérer à leur juste valeur. Alors qu’elles sont là, bien réelles, bien présentes et qu’il devrait être impossible de ne pas y faire attention. Alors qu’elles se manifestent de la manière la plus concrète qui soit et qu’il leur est impossible de faire mieux !
Comme si j’avais du mal à accommoder ma vue, à force de m’être habitué à toujours essayer de voir au-delà de ce qu’il m’était possible de voir. L’esprit spontanément guidé vers ce qui n’est pas montré, comme si le plus important s’y trouvait forcément… Et je réalise en même temps que j’écris ces mots, tout ce que cela peut avoir de décourageant pour le message qu’une image essaye de faire passer.

Heureusement, mes lunettes à voir de près limitent beaucoup les dégâts. Obligeant ma vue à se concentrer sur l’essentiel. À mieux faire la différence entre ce qui m’est familier ou étranger. Entre la force ou la fragilité d’une réalité, si je la sens attentive ou pas, à l’intérêt que je lui porte. Et du coup, je me sens davantage capable d’apprécier son poids réel et délicieux, délivré de toute interprétation subjective. Au delà de la tentation de me faire peur, qui n’a plus aucune raison d’être. Tellement la force de cette vérité qui s’impose venant d’ailleurs, est bien plus agréable à vivre et se suffit à elle-même !
 
 
 


Une politique sans autruche !

 
Juske où est-il possible de pousser la cohabitation en politique ? Quand 2 forces en présence sont obligées de gouverner ensemble, dans une démarche commune, avec un minimum de cohésion et de cohérence ?
Quand à la base, elle étaient censées défendre 2 projets de vie qui étaient loin de pouvoir se confondre. Quand il avait semblé évident que leur style et leur sensibilité ne parviendraient jamais à s’accorder. Et que tout le monde s’imaginait qu’ils allaient tôt ou tard devoir faire « chambre à part » en raison d’une promiscuité trop dure à supporter. Allant juske à réduire au minimum toute communication, même à distance…

Pour finalement, à la surprise générale, donner à tout le monde, l’impression d’une belle entente ! Alors que personne n’aurait donné cher de leur peau, en pressentant une implosion qui n’aurait guère tardé.
Au lieu de ça, ils semblaient preske s’entendre comme larrons en foire et pas seulement devant les caméras, pour sauver les apparences. Leur complicité paraissait aller bien plus loin que leurs sourires entendus le laissaient supposer.
Était-ce ainsi, l’évolution naturelle de toute vie commune, dès lors qu’elle a dépassé le stade de l’affrontement ? Au delà des clivages qui ont existé, mais qui ont fini par s’incliner devant l’autel de l’intérêt commun ? Partant du principe éprouvé de longue date, que face à l’adversité, l’union fait la force ?

N’empêche qu’en repensant à tout ce qui faisait au début leurs différences, leurs spécificités et leurs valeurs particulières, on peut légitimement se demander ce qu’ils en ont fait. Surtout en repensant à leurs déclarations enflammées, quand la main sur le cœur, ils ameutaient les foules à la recherche du suffrage absolu. Tandis que la partie adverse avait forcément tous les torts du monde. Tandis qu’eux, les anges de lumière, eux seuls détenaient la vérité et méritaient notre complète attention et adhésion… N’ayant jamais de mots assez durs pour qualifier les idées irréalistes ou l’absence de programme de la partie adverse.
Impensable à l’époque, de les voir unis la main dans la main, en train de gérer ensemble les affaires du pays !
Et pourtant… Face à l’étrange longévité de ce couple improbable, on est bien obligé de convenir, qu’ils doivent finalement plutôt bien s’accorder.
Et apparemment, pas que pour gérer les affaires courantes, celles qui n’impliquent pas de s’engager personnellement. Tout ce petit monde s’entend à merveille, même sur tout ce qui aurait pu heurter certaines idées ou valeurs sensibles ancrées très profondément.
Comme si une fusion avait fini par s’opérer, reléguant leurs divergences fondamentales au rayon des accessoires.

Mais pas forcément bien digérée par tout le monde ! Paske en coulisse, du côté des amis de longue date, de ces anciens combattant de la première heure, les interrogations allaient bon train.
Et quand je dis « interrogations » c’est un euphémisme, je devrais plutôt parler de suspicions… Chacun dans son camp parlait même de collusion, pour ne pas évoquer la possibilité quasi certaine d’un pacte avec l’ennemi.
De chaque côté, il y avait la même poche de résistance, les purs et durs, les intégristes, adhérant chacun à donf aux valeurs essentielles et initiales, qui avaient fédéré naguère un ensemble de militants de base.

Ceux-là même qui commençaient à prendre leur distance vis à vis de ces traîtres à la cause qu’ils défendaient autrefois. Les accusant non seulement de complicité coupable, mais de véritable duplicité, pour appeler un chat un chat. À leurs yeux rebelles, pour que ces parias en soient arrivés à une telle entente, cela signifiait forcément un très haut niveau de compromissions.
À la question de savoir si la limite avait été franchie, séparant ce qui était acceptable et supportable de ce qui ne l’était plus, leur réponse était clairement non.

Beaucoup déchirèrent leur carte du parti, trahi par ses propres élites et derrière lesquels, il leur était devenu impossible de se reconnaître. Pour recréer ailleurs et autrement, d’autres réseaux, bercés par leur idéal qui avait été bafoué. Le rêve qu’ils avaient tous fait et qui les avait réunis autrefois. Celui d’une solidarité à toute épreuve et d’une détermination sans faille, faisant de leur intérêt commun une priorité solidaire, inaliénable et éternelle.
Avec ou sans gilet, ils allaient devoir ne pas recommencer l’histoire, en ne refaisant pas la même erreur que leurs aînés. En n’oubliant jamais la foi qui les anime et qui seule peut déplacer des montagnes. Quand les croyances sont en mesure de résister aux apparences trompeuses, d’une réalité qui se voudrait toute autre.