Paske !

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Ça vous fait ça aussi à vous parfois ?

Après avoir trop cogité en circuit fermé, lassé de m’entendre monologuer, après m’être trop souvent regardé le nombril dans la glace entre deux débroussaillements. Après avoir trop de fois constaté mes limites… Même si je mets toujours beaucoup de temps à les atteindre.

Dans ces moments où je me retrouve face à mes contradictions, ou nez à nez avec certains défauts très mineurs qui subsistent encore. Dans ces moments où j’envie quelques rares élu(e)s de posséder le peu de qualités que je n’ai pas.

Quand je peine à me rejouir du physique de jeune premier que j’ai su rester, malgré le poids des années. Quand je me fatigue de trop souvent avoir raison, de trop facilement pouvoir anticiper tout ce qui peut m’arriver, ainsi que les réactions très basiques de mon entourage…

Bref, quand j’en arrive à me demander, pkoi moi et pas les autres !
Suis-je le seul capable de s’auto-saouler… Ou ce sentiment désagréable est-il plus souvent partagé que je l’imagine ?

Des fois je doute.

Quand j’observe beaucoup de mes congénères reproduire invariablement les mêmes réactions à l’identique. Dans une routine pleinement satisfaite de l’être et à qui, il ne viendrait jamais à l’esprit la moindre idée du début du commencement de l’ébauche d’une remise en questions !
La vie et leurs expériences les ont naturellement conduits là où ils/elles en sont aujourd’hui, y a forcément qq part une excellente raison pour ça et point barre.
Et pourtant Dieu (Lui, forcément, qui d’autres ?) sait, qu’ils/elles en auraient de bonnes raisons de ne pas s’y arrêter !

La meilleure preuve ? Moi, désolé d’encore y revenir !

Mais voyez-vous, même après avoir atteint le niveau d’évolution qui est le mien, ce n’est pas pour autant que je peux m’en satisfaire. Et c’est précisément dans ces moments-là que je m’auto-saoule, quand tellement d’autres stagnent dans la contemplation béate de leur ego surdimensionné.

Tant que cela ne perturbe pas leur joie de vivre, ils auraient torts de s’en priver. J’espère juste qu’elle ne fera pas trop mal, la claque qu’ils/elles se prendront ptêtre un jour, en prenant conscience du petit chemin parcouru, par rapport au sommet qui pensait avoir été atteint !

Lmdef

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Ubiquité…? Oublie qui t’es !

 
 
Comme ce téléphone cellulaire, qui ne peut pas se connecter en même temps au réseau Wifi de son domicile et aux données mobiles de son opérateur.

Juste paske ces 2 protocoles de transfert de données ne peuvent pas coexister… Et qu’il faut obligatoirement se déconnecter de l’un pour pouvoir se connecter à l’autre… Ce que je vais essayer d’expliquer, avec le minimum de parti pris bien évidemment, comme à mon habitude !

Une reconnexion qui s’accompagne toujours d’un certain temps de latence, pour permettre à la mémoire du cache (RAM) de bien se vider de tout ce qu’elle a accumulé comme routines de fonctionnement. Afin de pouvoir être complètement disponible et performante pour un tout autre usage, dans un sens comme dans l’autre.

À ce sujet, il est important de bien mesurer les enjeux, paske sinon le risque, c’est d’envoyer des paquets d’octets qui vont se perdre en route, arriver en retard ou bien carrément nulle part… Quand par exemple les réseaux d’envoi et de réception ne sont pas les mêmes !

Que l’on soit en Wifi ou en données mobiles, les règles d’échanges, les langages utilisés et l’encombrement du réseau n’ont rien à voir. Les adresses IP non plus d’ailleurs, celles qui nous identifient d’une manière unique sur l’internet, définissant les appareils utilisés et le moyen de s’en servir.

Quant aux passerelles DNS, qui jouent à la fois le rôle de carrefours et de filtres, elles assurent toute la cohérence entre l’envoi d’une requête et la pertinence de sa réponse. Tout cela pour permettre la qualité optimum des échanges entre 2 ordinateurs (distants ou pas) et selon des règles plus ou moins implicites établies à l’avance.

En principe, l’intelligence de nos Smartphones devrait être capable de bien gérer les différences de rapidité et de stabilité des réseaux disponibles, pour toujours privilégier le meilleur des deux. En gros, celui où le courant passe le mieux, le plus rapide et avec le minimum d’interruptions !

Oui mais voilà, nos chers appareils se retrouvent le plus souvent prisonniers d’une connexion qui sature le réseau, ne laissant que peu de temps au processeur utilisé en permanence, pour pouvoir facilement basculer sur un autre canal. C’est pour cette raison que lorske une déconnexion est enfin possible, la reconnexion sur l’autre réseau est toujours perturbée au début par quelques échos fantômes. C’est une sorte de résonnance virtuelle, comme le souvenir encore très présent d’une vie antérieure qui tarde à se mettre à l’ombre. Sachant très bien que son heure reviendra forcément tôt ou tard… Au pire, quand le forfait de données aura atteint sa limite, dans un sens comme dans l’autre !

Un peu comme deux personnes qui ne se seraient pas vues depuis un bon moment et qui mettraient un certain temps à refaire connaissance. Comme pour renouer et retrouver des liens qui en sont restés sagement, là où elles les avaient laissés et en s’obligeant un peu à mettre sa vie actuelle de coté… Pour pouvoir enfin se retrouver comme si c’était hier. Quand chacune des deux réalise, après le flottement des pendules qui se remettent à l’heure, qu’elles n’ont finalement pas tant changé que ça.

Mais en oubliant un peu vite qu’elles ne sont pas du même monde, ce que le mouvement impitoyable des aiguilles va bientôt se charger de leur rappeler brutalement !

 
 


Passée la cinquantaine…

 

 

Et si je faisais un petit état des lieux, me suis-je dit pas plus tard que taleur, en avisant mon reflet, dans le miroir des chiottes juste derrière mon bureau, où je me trouve présentement, en train de taper ces quelques lignes…

Au lieu d’aller sagement me coucher dans un lit, où je ne me sens plus trop la force ni l’envie, d’aller conjuguer koike ce soit depuis belle Lurette… Une épouse imaginaire, très certainement !

Enfin bref, c’était il y a 5 minutes, que je me suis découvert quelques rides, que je n’imaginais pas aussi profondément creusée. Le poids des années, me direz-vous, celui des soucis accumulés, des galères que j’ai traversées ? Celui de tous les plaisirs de l’existence qui m’ont été offerts, ainsi que celui de toutes les frustrations que j’ai dû supporter ?

Les marques d’une vie déjà bien remplie en tout cas. Des crevasses que je n’arrive pas à trouver disgracieuses, en dépit de tout l’amour propre que j’ai pour mon humble personne et malgré d’immenses efforts pour rester le plus objectif possible.

Quand d’autres feront tout leur possible pour masquer les ravages du temps qui passe. Quitte à vendre leur âme au diable, pour espérer en récolter les faveurs… Privilégiant le culte de l’apparence et priant chaque jour pour qu’une adéquation miraculeuse s’opère, entre leur beauté intérieure et le soin méticuleux qu’ils portent à leur usage cosmétique. Pour que le clinquant de leur vie l’emporte sur la noirceur d’une âme déchue de toutes ses prétentions.

Vade retro Satanas, comme disait le cynique Diabolo, en s’approchant du bord du gouffre infernal !

Alors vivent mes rides et tous mes cheveux blancs ! Tous ces signes de sénilité, nées des émotions que j’ai ressenties et des sensations que j’ai éprouvées. Et un grand merci à tous ceux qui en sont à l’origine !

Les témoignages visibles d’une certaine richesse intérieure, beaucoup plus qu’extérieure, salaire d’instit oblige ! Même si ce point de vue très perso, risque d’égratigner au passage ma modestie légendaire. Celle qui m’ôte complètement toute envie d’en faire la démonstration, pour préférer le plus souvent la boucler et me mettre en retrait. Plutôt que de vouloir me mettre sur le devant de la scène, les projecteurs braqués sur moi plein phare…

Comme si j’avais une revanche à prendre sur la vie et sur quelques représentants béats de l’espèce humaine, que j’aurais à cœur d’agenouiller devant moi en signe d’adoration.

Que nenni, j’en suis déjà si intimement convaincu, que leurs états d’âme ne me font ni chaud ni froid. En clair : RAF !

Surtout en ayant conscience de ce que certain(e)s peuvent m’apporter, par rapport à la réciproque… Je laisse faire, je laisse dire. Ma vérité est ailleurs, elle me suffit et je ne me sens pas du tout l’âme d’un missionnaire, désirant prêcher la foule, dans l’idée d’opérer quelques éventuelles rédemptions, ni même de possibles conversions.

Mon credo a toujours été que chacun trace sa route, accompagné ou pas, seul dans ses baskets ou guidé par sa bonne étoile. Et ensuite, advienne que pourra ! Selon les moyens du bord, selon les opportunités que l’on a crues bon de se créer et selon surtout, une certaine capacité à analyser ce qui arrive, pour en tirer des leçons de vie, utiles et enrichissantes pour soi.

Et ce soir, j’en suis exactement à ce point-là de mon existence, davantage spectateur distant, qu’acteur socialement engagé. Trop conscient de mes limites d’une part, c’est évident. Mais surtout trop conscient des limites des gens que je suis amené à fréquenter, pour ne plus ressentir le moindre désir d’interférer dans leur projet de vie. Même si je les sens aller droit dans le mur !

Exit tous mes combats d’arrière-garde, quand je partais guerroyer la fleur au fusil et que je m’imaginais capable de révolutionner certaines manières de penser, d’être ou d’agir. Par une main tendue, par un mot bien pesé, une phrase lourde de conséquences, par une belle déclaration pleine de lyrisme et de convictions…

Alors, quoi penser en conclusion ? Que les héros sont fatigués, après s’être beaucoup dépensés en vain ?

Oui et non, ça dépend… Fatigués de quoi ?

Certainement pas fatigués à l’idée de poursuivre leur chemin, quitte à faire le vide autour d’eux ! Et sans crainte à ce sujet, tellement tous leurs sens sont restés en alerte, les prémunissant contre d’éventuels faux pas. Gérant mieux leur solitude, comme d’un état nécessaire à leur épanouissement personnel. Tout en sachant aussi garder un œil vigilant sur le monde qui les entoure. Ne serait-ce que pour ne pas se fermer complètement et rester accessibles à d’autres âmes errantes empruntant le même chemin de vie…

Face à la brutalité et à la sauvagerie ambiante, se découvrir de VRAIES complicités de cœur ou d’esprit, me paraît être un luxe dont il serait complètement crétin de prétendre pouvoir se passer !

 

 

 

 


Clairvoyance 

 
 
Un jour je sais
 
Chacun saura
 
Enfin la vérité
 
Chacun comprendra
 
Enfin ses erreurs
 
 
Et le cœur léger
 
Chacun pourra
 
Enfin s’en aller
 
Sans se retourner
 
 


Lost in Translation

 

Par un glissement lent et progressif du plaisir… Quelques petits pas discrets de côté… Comme pour se rapprocher, lentement mais sûrement, d’un itinéraire de délestage… Un chemin qui a toujours existé, mais que la vie nous a fait oublier, entraînés dans un mouvement collectif, par son magnétisme irrésistible et invisible…
Pour finir par s’en détacher, en quittant peu à peu le troupeau et ses meneurs… Encore très puissants et actifs, même s’ils ont perdu toute leur crédibilité à prédire l’avenir…

Pour légitimement finir, tête de liste au royaume des Loosers !

Certes ils font (ou croit faire) encore un peu illusion ou impression, du haut de leur trône en ruine… Et se permettent parfois même de taper du poing sur la table… Comme du temps passé de leur splendeur incontestée, du temps où leurs satellites gravitaient fidèlement autour de ce repaire de repères absolus…
Juske à ce que la gravité s’inverse, devenant une force centrifuge, faisant de ces soleils fédérateurs, des étoiles en déclin et bientôt des astres morts…
Quand toute vie se sera échappée de son orbite, telle une étoile filante définissant sa propre trajectoire, réécrivant sa propre histoire… Poursuivant son voyage céleste vers sa destinée tant désirée…

Celle qui toujours s’éloigne, à mesure que l’on croit et espère s’en rapprocher !

Victime d’une histoire, traînée comme un boulet, remplie de toutes nos pesanteurs humaines… Celles qui font notre charme et nous paralysent en même temps… Dans une valse à trois temps, bancale et incertaine… Quand il est forcément toujours question de savoir se perdre, pour mieux se retrouver… Dans une oscillation constante pour trouver l’équilibre… Sur la corde raide de nos translations, entre le Yin et le Yang, entre l’Alpha et l’Oméga…

Perdu dans une infinité de possibles, qui ne s’expliqueront peut être jamais ! !
 
 
 

Grand maître lemedefien, sa seigneurerie Lmdef 1er, en personne